Magali Boisvert, 30 juin 2016

Le 16 juin dernier, Sir Path lançait un simple et un vidéoclip (que vous pouvez visionner ici) pour sa chanson « Cédrika ». Une chanson qui ne manquera pas de toucher tant les Trifluviens que l’ensemble des Québécois, l’histoire de celle que Sir Path appelle « la petite étoile » ayant été sur toutes les lèvres depuis sa disparition, en 2007, jusqu’à la découverte de ses ossements l’an dernier. Profondément touché par ce drame, Sir Path a choisi de laisser parler son cœur et sa générosité. D’une part, il s’est engagé à ce que l’intégralité des revenus tirés des ventes de la chanson soit versée à la Fondation Cédrika Provencher, qui est une des seules fondations au Québec à œuvrer pour la cause de la prévention des enlèvements d’enfants. D’autre part, il a accepté de monter gratuitement sur la scène de l’Île Saint-Quentin ce 31 juillet, 9 ans jour pour jour après l’enlèvement de la Trifluvienne, à l’occasion d’un spectacle organisé par la Fondation Cédrika Provencher dans le cadre de la Journée mondiale de prévention des enlèvements d’enfants.
L’importance de prendre la parole et de s’engager dans des causes sociales a toujours été marquée chez Raphaël, comme en témoignent tant sa musique que son orientation vers une nouvelle carrière en éducation spécialisée. Ces deux facettes de sa vie professionnelle sont d’ailleurs intimement liées, Raphaël avouant que son premier rêve était d’être éducateur spécialisé afin de faire une différence auprès des gens. Pour y arriver, il s’est appliqué au fil des ans à proposer à ses fans fidèles des chansons qui parlent d’abord d’eux, ne prenant pratiquement jamais la parole pour parler de lui-même. Il n’a par ailleurs jamais hésité à prêter son talent pour appuyer des actions axées sur la prévention des problèmes qui le touchent, comme le jeu excessif, les agressions sexuelles ou les enlèvements d’enfants… Raphaël exprime ainsi son désir de faire une différence : « J’ai des lunettes sociales, et j’ai l’occasion d’avoir la parole et des gens qui m’écoutent. »
Sa réputation de rappeur « mauvais garçon » maintenant mise de côté, c’est la sagesse qui habite Raphaël alors qu’il s’apprête à jouer un autre rôle. Chose certaine : il continuera à faire une différence et à tendre l’oreille à ceux qu’on n’écoute pas assez.
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