
Il y a lieu de revenir sur l’épisode relatif aux conditions d’accès des étudiants internationaux au Programme de l’expérience québécoise (PEQ). Le projet de révision de ce programme est donc allé à la trappe; le Gouvernement a fait volte-face. Cela était devenu inéluctable, François Legault et son ministre de l’Immigration ayant réussi à faire une rare unanimité contre eux.
Les trois partis d’opposition à l’Assemblée nationale, les recteurs, les directeurs de CEGEP, tous les gens du commerce, du patronat, des entreprises sans compter les éditorialistes et chroniqueurs de tous horizons, tous et toutes se sont demandé pourquoi déboîtait-on quelque chose qui fonctionnait bien. Pourquoi, ont dit plusieurs, le ministre de l’Immigration tire-t-il le tapis sous les pieds de milliers d’étudiants et d’étudiantes au motif que, pour plusieurs, leur discipline ne répond supposément pas aux besoins du marché du travail? Enfin… pourquoi se priverait-on de ressortissants s’exprimant pour la plupart en français, ayant une scolarité supérieure à la moyenne et démontrant un attachement sincère pour le Québec?
Pour le dire simplement, pourquoi cette réforme était-elle vouée à l’échec? Par amateurisme a-t-on entendu sur plusieurs tribunes. Certes, elle était improvisée. Mais eut-elle été mieux préparée que le résultat aurait sans doute été semblable, l’esprit derrière elle étant le même. En effet, la propension du gouvernement actuel à s’en tenir très souvent au strict point de vue comptable pour concevoir ses politiques ne peut faire autrement que nous conduire à des impasses.

Ce dont le marché du travail a besoin et ce qui est nécessaire pour le développement du Québec, ce n’est pas moins, mais davantage de philosophes, de sociologues, d’historiens et de lettrés. Merci à vous, étudiants et étudiantes internationaux, d’être ici et de vouloir le rester. Joyeux Noël parmi nous !
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